Société
Un jeune homme au métier ennuyeux décide lui aussi de tout plaquer pour entreprendre un énième foutu tour du monde
On pensait le phénomène terminé mais voilà que cela repart de plus belle. Hier en fin de journée, Adrien Barro, 26 ans, commercial en région parisienne, a annoncé à l’occasion d’une conférence de presse son intention de changer de vie. Le jeune homme, à l’instar de nombreux Français sans personnalité, souhaite entamer un tour du monde d’un an afin de découvrir de nouvelles cultures et de trouver un sens à sa vie. Décryptage.
On pensait le phénomène terminé mais voilà que cela repart de plus belle. Hier en fin de journée, Adrien Barro, 26 ans, commercial en région parisienne, a annoncé à l’occasion d’une conférence de presse son intention de changer de vie. Le jeune homme, à l’instar de nombreux Français sans personnalité, souhaite entamer un tour du monde d’un an afin de découvrir de nouvelles cultures et de trouver un sens à sa vie. Décryptage.
Aller à la rencontre de l’autre
« J’aimerais sortir de cette routine, partir à l’aventure, remettre la sincérité et l’émerveillement au cœur de ma vie. » a expliqué Adrien Barro de manière très solennelle devant les journalistes et ses proches. Celui qui jusque-là menait une vie pleine de monotonie et d’ennui tenait à expliquer au grand public sa démarche : « L’idée c’est de parcourir le monde en traversant tous les continents pour aller à la rencontre des vrais gens. C’est une forme de quête et je crois que c’est une étape nécessaire dans ma vie. »
Un double discours plutôt étrange prévaut chez ses amis. En premier lieu il est encouragé : « Je pense que ça peut lui faire du bien. Et si au fond il sent que c’est bien pour lui, pour sa vie, alors qu’il fasse ce dont il a envie. Hein…voilà…on va dire ça… » nous explique Gérald, l’ami d’enfance du futur globe-trotter.
Mais une fois la conférence terminée, c’est un autre ami, sous couvert d’anonymat, qui nous fait entendre un autre son de cloche : « Au fond on sait qu’il est en train de fuir comme un lâche le monde dans lequel il est né. Personne n’est dupe, mais par politesse et surtout par amitié on évite de le lui dire ; pour le préserver un peu aussi. »
Pour le père d’Adrien Barro, ce projet de tour du monde reste avant tout « une idée de merde vouée à l’échec » comme il nous le confie : « J’suis déçu que lui cède à ce genre d’envie stupide. Je sens qu’il va faire son périple, revenir sans une thune et nous balancer des conneries du genre « Ils n’ont rien et sont tellement plus heureux que nous qui avons tout. » ou encore «Ils sont vraiment accueillants et sont beaucoup moins matérialistes que les occidentaux ». »
Une cote à 50 contre 1
Dans l’entourage d’Adrien on a également ouvert une série de paris sur le dénouement de ce tour du monde que le futur ex-commercial a décidé d’accomplir. Et force est de constater que les pronostics ne sont pas très optimistes puisque ses amis, sa famille et ses anciens collègues pensent que les chances qu’il aille au bout de son voyage sont seulement de 50 contre 1 soit une probabilité de moins de 2%. Une cote qui s’accompagne d’un sondage plus que pessimiste. En effet, 93% des personnes interrogées sur son voyage pensent qu’il rentrera en France au bout de 3 mois maximum et qu’il sera obligé de retourner vivre chez ses parents.
La Rédaction
Illustration: iStock / jacomstephens
-
SociétéIl y a 1 semaine
En cas de guerre, Emmanuel Macron annonce qu’il mobilisera en premier les chômeurs longue durée
-
Les EditosIl y a 6 jours
“OUIN OUIN OUIN OUIN OUIN OUIN” par Frédéric Beigbeder
-
EconomieIl y a 2 semaines
5 astuces pour faire la différence entre l’URSSAF et un brouteur
-
MediasIl y a 1 semaine
Pour plus de cohérence éditoriale, les studios de CNEWS seront délocalisés dans la banlieue nord de Moscou
-
SociétéIl y a 7 jours
Pour participer à l’effort de guerre, la France relance la fabrication de FAMAS en cours de techno
-
UkraineIl y a 1 semaine
Ukraine : Vladimir Poutine propose l’envoi de 200 000 soldats russes comme force de maintien de la paix
-
CultureIl y a 2 semaines
Insensible à la douleur physique mais il craint la phrase « On doit parler »
-
SportsIl y a 2 semaines
Il se met au rugby pour donner un sens à son alcoolisme